Un bon brief tient sur une ou deux pages et dit au créateur ce qui doit être dit, pas comment le dire. Il compte dix rubriques : objectif, produit, spectateur, messages clés, allégations, appel à l’action, format, mention publicitaire, dates et contacts. Copiez le modèle ci-dessous, remplissez les crochets et envoyez-le une fois l’accord conclu.
Pourquoi le brief décide du résultat
Vous pouvez choisir le créateur idéal, au juste prix, et perdre quand même la campagne dans le brief. Un brief trop vague vous donne une mention dont personne ne se souvient. Un brief trop rigide vous donne une publicité lue d’une voix que l’audience ne reconnaît pas, et elle zappe. Le rôle du brief : donner au créateur les faits, les limites et le suivi, puis le laisser faire.
Voici les dix rubriques qu’un bon brief doit couvrir. Copiez-les telles quelles.
Le modèle
1. Objectif de la campagne
- Objectif : [ventes / inscriptions / installations d’app / notoriété]
- Marché et langue : [pays, langue]
- Comment nous mesurons le succès : [ventes avec code promo, installations via le lien, clics]
2. Le produit en un paragraphe
- Ce que c’est : [une phrase qu’un enfant de 12 ans comprendrait]
- Le problème qu’il résout : [une phrase]
- Pourquoi ce créateur l’utilise ou l’utiliserait : [une phrase]
- Prix et offre pour cette audience : [prix, réduction, essai gratuit]
3. Le spectateur que nous voulons toucher
- Qui il est : [âge, situation, centres d’intérêt]
- Ce qui le préoccupe : [le problème que le produit fait disparaître]
- Ce qu’il pense déjà des produits comme le nôtre : [objections]
4. Messages clés (trois au maximum)
- Message 1 : [le bénéfice principal]
- Message 2 : [une preuve ou un élément différenciant]
- Message 3 : [l’offre]
5. Allégations : autorisées et interdites
- Vous pouvez dire : [faits vérifiés, chiffres sourcés]
- Vous ne pouvez pas dire : [promesses, comparaisons, allégations de santé ou financières impossibles à prouver]
- Mots à éviter : [noms de concurrents, termes sensibles]
6. Appel à l’action et suivi
- Ce que le spectateur doit faire : [cliquer, télécharger, utiliser le code promo]
- Lien : [lien unique avec paramètres UTM]
- Code : [code promo unique]
- Où ils apparaissent : [dit à voix haute, à l’écran, première ligne de la description, commentaire épinglé, QR code]
7. Format et emplacement
- Format : [intégration / vidéo dédiée / Shorts]
- Durée de la mention : [par exemple 60 à 90 secondes]
- Emplacement : [dans le premier tiers de la vidéo]
- En plus : [Shorts, publication dans l’onglet Communauté, commentaire épinglé]
8. Mention publicitaire
- Cochez l’option de promotion payante dans YouTube Studio.
- Annoncez le partenariat au début du segment et affichez-le à l’écran.
- Règles locales : [pour la France, la mention « publicité » ou « collaboration commerciale », ou une mention équivalente adaptée au format ; pour l’Espagne, une mention claire comme « publicidad » dès le début du segment promotionnel ; pour les États-Unis, une mention dans la vidéo, pas seulement dans la description]
9. Dates et validations
- Script ou points clés à rendre : [date]
- Retours de la marque : [sous X jours ouvrés]
- Montage final à rendre : [date]
- Publication : [date et heure, fuseau horaire]
- Lien et code promo vérifiés en ligne : [dans les 24 heures suivant la publication]
10. Contacts et ressources
- Contact côté marque : [nom, e-mail]
- Ressources : [logo, visuels produit, enregistrements d’écran, page de destination]
- Accès au produit : [compte, échantillon, date d’expédition]
Hors du brief : le prix, les conditions de paiement, les droits d’usage et l’exclusivité. Tout cela va dans le contrat. Gardez les deux documents cohérents, mais séparés.
Comment adapter le brief à chaque créateur
Gardez les rubriques 1, 5 et 8 identiques pour tous les créateurs : l’objectif, les allégations et la mention publicitaire ne doivent pas changer d’une chaîne à l’autre. Dans les rubriques 6 et 9, conservez la même structure, mais donnez à chaque créateur un lien, un code et des dates qui lui sont propres. Adaptez le reste. Dans la rubrique 3, décrivez le spectateur de cette chaîne précise, à partir des données d’audience que le créateur vous a envoyées. Dans la rubrique 4, gardez les mêmes messages mais laissez leur ordre suivre ce qui compte le plus pour cette audience : le prix pour une chaîne, la simplicité d’utilisation pour une autre. Dans la rubrique 7, calez la durée et l’emplacement sur la façon dont le créateur construit habituellement ses vidéos.
Ajoutez ensuite une ligne que seul ce créateur reçoit : pourquoi vous l’avez choisi. « Nous vous avons choisi parce que votre audience voyage chaque mois » indique au créateur l’angle attendu, sans lui écrire de script. Les créateurs qui comprennent pourquoi ils ont été choisis livrent en général une intégration plus naturelle.
Les erreurs fréquentes
- Écrire le script. Donnez des points clés, pas un texte mot pour mot. Le créateur sait comment son audience écoute.
- Dix messages clés. Les spectateurs en retiennent un ou deux. Trois, c’est le maximum.
- Aucune limite sur les allégations. Si un créateur promet quelque chose que votre produit ne fait pas, c’est vous qui en portez la responsabilité. Écrivez noir sur blanc ce qui ne peut pas être dit.
- Un suivi ajouté à la dernière minute. Un code promo manquant ou un lien cassé ne se rattrape pas une fois la vidéo en ligne. Mettez-les dans le brief et vérifiez-les sur le montage final.
- Oublier la mention publicitaire. Elle doit figurer dans la vidéo, pas seulement dans la description. YouTube ajoute un libellé lorsque l’option de promotion payante est cochée (Aide YouTube), et en Espagne le code de publicité par les influenceurs d’AUTOCONTROL, de l’aea et d’IAB Spain exige la mention dès le début du segment promotionnel (AUTOCONTROL, 2025). En France, la loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 impose d’indiquer clairement l’intention commerciale, par exemple par « publicité » ou « collaboration commerciale » (Légifrance).
- Trop de tours de validation. Deux suffisent : le script et le montage final. Chaque tour en plus coûte des jours et la bonne volonté du créateur.
- Placer la mention à la fin. Beaucoup de spectateurs n’y arrivent jamais. Demandez qu’elle figure dans le premier tiers de la vidéo.
- Le même brief pour tous les créateurs. Adaptez la rubrique 3 et l’angle à chaque chaîne. Un vlogueur spécialisé dans le voyage et une chaîne consacrée à la finance n’expliquent pas le même produit de la même façon.
Ce qui se passe après le brief
Le créateur envoie un script ou des points clés. Vous vérifiez les faits, les allégations, le lien et la mention publicitaire, et vous envoyez un seul tour de retours. Puis vient le montage final, une dernière vérification et la publication. Dans les 24 heures, cliquez sur le lien, testez le code promo et vérifiez le libellé. Ensuite, mesurez : notre guide sur le ROI d’un sponsoring YouTube explique comment.
Si vous hésitez encore sur le format, lisez intégration ou vidéo dédiée. Si vous êtes plus en amont, commencez par comment sponsoriser une chaîne YouTube.
Si vous travaillez avec ICONX, nous préparons le brief ensemble. Le créateur en tire son script, avec ses propres mots, et vous le validez avant le tournage. Découvrez notre méthode pour les sponsorings YouTube.
Questions fréquentes
Que doit contenir un brief de sponsoring YouTube ?
L’objectif, le produit en un paragraphe, le spectateur visé, trois messages clés au maximum, les allégations autorisées et interdites, l’appel à l’action avec lien et code promo, le format et l’emplacement, la mention publicitaire, les dates et les étapes de validation, et les contacts.
Quelle longueur doit faire un brief ?
Une ou deux pages. Si le créateur a besoin de plus de cinq minutes pour comprendre ce que vous voulez, le brief est trop long et l’intégration sonnera comme un texte récité.
Faut-il écrire le script à la place du créateur ?
Non. Donnez des points clés et laissez le créateur l’écrire avec ses mots. Son audience connaît sa façon de parler, et un script lu mot pour mot se fait zapper. Validez plutôt le script qu’il écrit.
Quand faut-il envoyer le brief ?
Juste après l’accord et avant que le créateur ne commence à écrire, en laissant le temps d’un tour de retours sur le script avant le tournage.
Le brief et le contrat, est-ce la même chose ?
Non. Le contrat fixe le prix, le paiement, les droits et l’exclusivité. Le brief explique la partie créative : quoi dire, comment le suivre et quand. Gardez-les cohérents, mais séparés.
Pour aller plus loin
Comment sponsoriser une chaîne YouTube
Les neuf étapes, de l’objectif aux résultats.
Lire le guide TarifsTarif d’un sponsoring YouTube
Prix par taille de chaîne et CPM, sources à l’appui.
Lire le guide RéférenceGlossaire
Points clés, appel à l’action, UTM et plus de 30 autres termes.
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